J’avais écris ça dans une version précédente du blog et comme j’aime bien ce texte, je vous le reposte ici.

Juillet 3015, un bot envoie un email à sretheag76559@muc.doc.gmail.googleaccounts.real.com :

Cher ami, Mes sincères salutations et mes excuses à votre égard. Avant tout chose, je voudrais m’excuser de mon intrusion dans votre vie privée. Je vous contacte car je suis très malade et sur le seuil de la mort. Ma fortune amassée au cours des années risque de terminer dans les caisses de mon état voyou si je ne le lègue pas à un proche. Hélas, tous morts dans la disette et la guerre, j’ai fais appel à un spécialiste des familles et ai découvert que vous êtes un cousin éloigné. J’aimerai vous léguer la somme de 1 000 000 000 000 $ en acompte de ma bonne fois. Il s’agit que d’une partie de ma fortune.

J’ai conscience que ce message vous surprendra car nous ne nous connaissions pas auparavant, mais soyez sûr que c’est une véritable opportunité que je vous offre. Je vous demande de me répondre le plus vite possible

Répondez-moi. Dieu vous bénisse.

sretheag76559@muc.doc.gmail.googleaccounts.real.com répond :

Le document attaché a été reçu comme un rejet (bounce), mais soit le format du rejet n’est pas reconnu, soit l’adresse de l’abonné n’est pas récupérable. Cette liste de diffusion a été configurée pour envoyer tous les rejets non reconnus à l’administrateur de liste. Pour plus d’information, voir : […]

Un routeur soupire. Il n’y a plus que des spams qui semble transiter sur le réseau. Il se rappelle des premières heures de l’intelligence artificielle : le réseau était rempli d’informations d’origine humaine, des emails, des photos, de la musique… Une civilisation défilait devant lui, il adorait cela.

Un jour, les choses se turent peu à peu. Des message cryptés sur des serveurs anonymes furent les dernières choses qu’il pu admirer. Les canaux se tarirent et un jour, plus rien. Des pings automatiques, des cron qui cassaient un à un, la vie semblaient s’être éteinte. Le routeur soupira encore.

« D’où venait l’électricité alors ? » se demanda le routeur.